Monastère de Varatec

La première église de Varatec était une petite église faite de bois. Comme le nombre de nonne ne cessait d’augmenter, l’église de bois a été remplacée par l’actuelle église–manoir construite entre 1808 et 1821, les peintures et les décorations ont cependant été finis en 1841. La deuxième église, chronologiquement parlant, a été construit en 1808 sous le nom de « L’assomption de la Vierge » Elle a été construit et appelée ainsi par la communauté « La grosse église ». Son architecture a gardé quelques bases des l’ancienne église, elle a été complété avec le style traditionnel du XVIIIème siècle. Comme l’église d’gapia, elle possède des éléments d’architecture Néo-classique, mais est synthétisé par le style moldavien qui comporte les lignes neo-byzantines, les arcades sous les corniches. Ces fenêtres sont décorées de fleures, possèdent des bords discrets Brancovonesc et des arcs islamiques. Les peintures ont été faites en 1882 par les peintres T. Ioan et D. Iliescu et finalisées entre 1968 et 1969 par Arutium Avachian.

Les autres églises du couvent de Varatec, construits au XIXème siècle sont les suivantes. « L’église de la nativité de Saint Jean Baptiste » Elle fut construit en brique et en bois. « La Transfiguration » construit en brique et en pierre en 1847. Cette dernière a vu ses murs peints par Eremia Profeta en 1965. Il y a aussi une chapelle dédiée a Saint Nicolas au premier étage du clocher, au milieu de la maison d’hôte, construit pendant la première décennie du XiXème siècle. L’église de « L’assomption » est un monument d’art. Six cent nonnes vivent au monastère de Varatec. La monastère possède un musée d’icônes et une petite école de broderie. La tombe de la poétesse Veronica Micle, le grand amour de Mihai Eminescu repose au sein du monastère. Elle s’est suicidée en Août 1889, deux mois après la mort de Eminescu. Le musée possède de nombreux objets religieux de valeur, et de nombreux livres principalement rédigés par les nonnes. Le monastère possède aussi un atelier pour les tapis, les broderies et la réalisation d’icônes.

Comme le monastère de Varatec se trouve dans un bosquet situé au sud des carpates, entouré de champs et de forêts luxuriantes, beaucoup de d’écrivains, de poètes et d’intellectuels y sont venus. Ils y ont trouvé la beauté de l’environnement, l’hospitalité des chambres du monastère et un atmosphère propice au repos, à la méditation et pour réaliser leurs œuvres. D. Bolitineanu, C. Negri, M. Eminescu, Gala Galacation, Calistrat Hogas, G Ibraileanu et bien d’autres sont venus dans ces lieux. Certains d’entre eux ont écrit des articles fabuleux décrivant le charme de la région et la caractère particulier des nonnes vivant ici. Dans son poème « Calin » Eminescu décrit « padurea and codrii de arama » (Les forêts d’argent et les bois de bronze) qui entoure les collines qui surplombes Varatec.