Monastère d’Agapia

Tombé en ruine et reconstruit, brûlé et refait. Agapia sur la colline est devenu un ermitage très charmant. A l’emplacement de l’église, construit au début du 17ème siècle, Hetman Gavril, le frère de Vasile Lupu ( Souverain de la Moldavie), et sa femme, Liliana, élevée à Agapia de Vallée, en 1642, le monastère d’Agapia. Au début du 17ème siècle, les moines du vieil Agapia déplacèrent leur résidence en bas de la vallée, près du ruisseau d’Agapia, où ils construisirent aussi une petit église en bois (aujourd’hui appellée l’église de « Saint Ioan Bogoslovul »)

Agapia se compose de deux monastères : Agapia sur la montagne ou le vieil Agapia crée par Madame Elena, épouse de Petru Rares en 1527, et plus spectaculaire Agapia de la vallée ou La nouvelle Agapia construit par Gavril Coci (frère de Vasile Lupu) entre 1642 et 1647.

L’église est dédiée aux archanges Gabriel et Michael et fût bénie en 1647 Avant 1803, le monastère était habité de moines. Après quelques changements apportés au monastère d’Agapia il fût transformé en couvent pour nonne. Au milieu du 19ème siècle, se tenaient les premières restaurations intégrales de l’église, où Nicolas Girgorescu repeint l’intérieur du monastère y compris les icones. Nicolas Grigorescu était le leader de l’impressionnisme Roumain, mais son œuvre date d’avant cette époque et semble plus conventionnel. La manière qu’il a utilisé est l’huile sur mur, qui n’est pas aussi durable que les fresques. Au milieu du 20ème siècle, ils étaient fortement détériorées mais furent restaurées pendant la fin des années 90.

Dans l’enceinte du monastère d’Agapia vivait plus 500 nonnes qui travaillaient dans les champs, les potagers, filaient les tapis et brodaient pour les touristes. Au monastère d’Agapia se trouvait une école de retranscription et de calligraphie liturgique Roumaine. Le monastère est connu pour ses ateliers de tapis et de broderies . Pendant la période communiste, les nonnes d’Agapia réalisèrent les tapis du megadome de Ceausescu dans le centre de Bucharest. Aujourd’hui l’atelier de textile produit principalement des tapis, des tapis religieux ainsi que des tapisseries. L’atelier possède aussi une boutique où les touristes sont les bienvenues. Il y a deux différents types de motifs. Le premier d’un rose fluorescent sur un fond noir, populaire dans les églises Roumaines, et un autre plus traditionnel avec des formes géométriques de couleurs plus naturelles.

Agapia fut attaqué et cambriolé plusieurs fois. Complètement rénové entre 1858 et 1862, c’est pendant cette période que Nicolas Grigorescu a fait certains de ses chef d’œuvres à l’intérieur du monastère. Les peintures du grand maître, qui n’ont pas souffert de l’incendie de 1903, sont un des trésors du monastère. Les icônes rénovées du grand maître sont présentées sur la gauche (Sainte Marie et Jésus) et la droite (les archanges Michael et Gabriel ainsi que Saint Jean-Bapitste) du monastère.

Le monastère possède un musée comportant une importante collection d’objet historique et artistique : Des icônes datant du 16ème, 17ème et 18ème siècle ainsi que des fragments de fresque réalisées par N. Grigorescu, des broderies, des croix, d’autres objets religieux … Il y a aussi de vieux manuscrits, des tapis Moldoviens fait dans l’atelier du monastère.

Il y a trois autres églises datant du 19ème siècle réparties autour du couvent. L’une d’elle est une « Tinder Bolnita », une église hôpital. La vieille église en bois du cimetière possède un musée où nous pouvons retrouver de vieilles icônes de Nicolas Grigorescu datant du 17ème et 18ème siècle . Dans cette église de nombreuses personnalités de l’histoire roumaine tel que Mihai Eminescu, Bogdan Petriceicu Hasdeu, sa fille Iulia, Ion Luca Caragiale, Alxendru Vlahuta, George Cosbuc, Calistrat Hogas, Duiliu Zamfirescu … ont écrit de nombreuses œuvres de la littérature roumaine. A l’arrière de cette élgise se trouve l’ancienne maison d’Alexandre Viahuta maintenant connue sous le nom de « Al. Viahuta » Memorial Museum.